L’ Aurore

Mardi 8 novembre / AVANT-PREMIERE
Salle du cinéma
Centre des bords de Marne
20h30 – Tarif B (hors-abonnement)
CINE-CONCERT / CREATION

Improvisateur – Thierry ESCAICH – Réalisateur MURNAU

Depuis sa naissance, le septième art est indissociablement lié à la musique. Que ce soit par un orchestre ou un instrument seul, les films furent toujours accompagnés et les réalisateurs n’hésitaient pas à donner des instructions sur ce qu’ils souhaitaient entendre en contrepoint de leur oeuvre. Pour un improvisateur, c’est donc un dialogue artistique digne d’une production opératique qui s’établit entre le réalisateur et lui. La force de la construction de film, l’aspect tragique de l’histoire et la puissance émotionnelle des situations mais aussi par moment le recours à la comédie et à l’humour rendent ce travail de création particulièrement passionnant et suscitent des idées sonores d’une grande diversité qui permettent à l’interprète un dépassement de soi et une réelle osmose avec l’univers du réalisateur. Thierry Escaich, l’un des plus grands compositeurs et improvisateurs de notre temps, nous entraînera dans un voyage synesthésique unique d’une rare intensité.

Chopin/Listz, la magnificence des contraires

  • Jeudi 10 novembre
  • Auditorium
  • 18h – Tarif B
  • CAUSERIE-CONCERT / CREATION
  • Maxence Pilchen, piano – Jean-Yves Clement, écrivain / musiques de Chopin, Listz

Cette « causerie-concert » se propose de confronter Chopin à Liszt, en notes et en mots. Chopin et Liszt, deux génies unis par une amitié protéiforme, teintée de respect mutuel sans exclure la rivalité ou le désaccord. Enquêter sur cette amitié, c’est lui redonner le prestige qu’elle avait dans la Grèce antique mais aussi dans l’Europe qui fut le berceau du romantisme.  Ces deux génies-amis ont créé le mythe du « piano romantique », mais il convient d’apprécier leurs différences : le piano de Chopin, exempt de toute « littérature » et attaché à la vocalité, celui de Liszt avant tout orchestral. Pour autant, ce qui les rapproche est le sens du drame et la capacité à élargir le piano dans toutes ses dimensions expressives et techniques. Ensemble, ils créeront l’instrument moderne dont s’inspireront, entre autres génies, Rachmaninov et Scriabine en Russie, Debussy et Ravel en France. 

Don Juan tel qu’il inspira Molière

Jeudi 10 novembre

Grand Théâtre du Centre des bords de Marne
21h – Tarif A
TRAGI-COMEDIE POUR CHANTEURS, COMEDIEN, MARIONNETTES ET 6 MUSICIENS

Les Lunaisiens : Claire debono, soprano – Erwan Szejnok Zamor,
comédien – Mélanie Flahaut, flûtes, basson, flageolet – Christophe
Tellart, cornemuse, vielle à roue – Andreas Linos, viole de gambe –
Pernelle Marzorati, harpe triple – Gabriel Rignol, théorbe – Joël
Grare, percussions – Jean-Philippe Desrousseaux, conception et
mise en scène, comédien – marionnettiste et costumes – Arnaud
Marzorati direction artistique, Baryton

Amoureux de Molière, attention ! Un Dom Juan peut cacher … tous les
autres ! C’est en 1666 que Molière fait jouer son génial Dom Juan en s’inspirant d’un
sujet de théâtre à la mode. Car le mythe du redoutable séducteur, personnage qui combat cyniquement toute autorité est apparu en Espagne en 1630, sous la plume de Tirso de Molina, dans sa comédie El burlador de Sevilla. Le canevas de cette pièce est devenu si rapidement populaire qu’il a voyagé
en Italie et en France. A Paris, plusieurs troupes se sont immédiatement emparées de cette
histoire baroque en diable, où foisonnent les combats, les épisodes
amoureux, les spectres et les effets de machines. Les ressors dramatiques du merveilleux enthousiasmant le public étaient très lucratifs pour les compagnies qui mettaient leur version de Dom Juan sur l’affiche. C’est en assistant à des représentations qu’on peut imaginer semblables à celle de ce
soir que Molière écrivit sa pièce.
DOM JUAN TEL QU’IL INSPIRA MOLIERE, c’est l’épisode de la vie d’une compagnie de comédiens de province qui s’enfièvre pour un nouveau sujet espagnol et décide de monter, en un peu plus d’une heure, le canevas échevelé des aventures d’un séducteur, depuis son naufrage sur une plage
inconnue jusqu’à sa descente aux enfers. Cette petite troupe aux moyens modestes mais aux talents multiples et à l’ingéniosité très aiguisée, convoque plusieurs disciplines ; la musique, le chant, la comédie et les marionnettes. Chanteurs et comédiens font virevolter les tribulations d’un hidalgo au coeur d’artichaut et de son valet Sganarelle en recourant au tragique autant qu’à la démesure comique !

Des malheurs de Sophie

Vendredi 11 novembre
Salons d’Honneur de l’Hôtel de Ville
11h – Tarif A
CONCERT-LECTURE FAMILIAL (à partir de 7 ans)

Claire-Marie  Le  Guay, piano

Elodie  Fondacci,  récitante

texte de LA COMTESSE DE SÉGUR – musiques de SCHUMANN

« Pauvre Sophie, elle n’a pas mauvais cœur, si seulement elle n’avait pas tant d’idées ! Mais des idées, Sophie en a, au moins une par jour. »

Le chef-d’œuvre de la comtesse de Ségur n’a pas pris une ride. Le texte d’Anaïs Vaugelade en donne une vision très personnelle et mêle les frasques de la petite Sophie aux siennes, dans un style irrévérencieux d’une grande fraîcheur.

Une occasion unique pour petits et grands de découvrir la musique de Schumann pour piano. La pianiste Claire-Marie Le Guay fait entendre des extraits des Scènes d’enfants, de l’Album pour la jeunesse et des Scènes des bois. Elodie Fondacci interprète avec talent une Sophie espiègle et d’une curiosité insatiable. Ce programme a fait l’objet d’un livre-disque chez Didier Jeunesse & extraits audio.

Un clavecin pour Marcel Proust

Denis  Podalydes, narrateur, sociétaire  de  la  Comédie-Française
Olivier Baumont, clavecin

textes de PROUST

musiques de RAMEAU, BACH, HAENDEL, SCARLATTI, MASSENET, HAHN, RAVEL…

Pour commémorer les 100 ans de la mort de Marcel Proust, Olivier Baumont, l’un de nos plus grands clavecinistes, a eu l’idée insolite de lui consacrer un récital de clavecin. L’instrument et son répertoire sont situés à plusieurs reprises dans La recherche du temps perdu mais aussi dans d’autres écrits de l’auteur. L’époque à laquelle se passe le roman de Proust comme celle de son élaboration sont aussi celle de la redécouverte de la musique baroque et du clavecin. Des lectures des textes de Proust alterneront avec des œuvres de clavecin, dont certaines sont rejouées pour la première fois depuis le début du XXe siècle.

Le Duel

Vendredi 11 novembre

Grand Théâtre du Centre des bords de Marne

20h30 – Tarif A

CONCERT D’IMPROVISATION

Dimitris Saroglou, piano – Pascal Amoyel, piano

De nos jours, il n’y a pratiquement plus que les musiciens de jazz qui s’adonnent à l’improvisation. Et pourtant, bien avant le jazz, l’improvisation était l’apanage des compositeurs de musique dite « classique ». Sait-on par exemple que Mozart ne jouait pas en concert ses propres Sonates, mais improvisait à loisir sur son clavier ? Que Liszt improvisait durant des concerts entiers sur des thèmes donnés par et devant un public médusé par tant d’audace, de poésie et de virtuosité ? Que Chopin aimait lire des poèmes avant de laisser vagabonder son imagination sur son Pleyel ?

De grands duels furent organisés tout au long de l’histoire pour saluer et mettre en exergue les performances de ces artistes.

Pascal Amoyel et Dimitris Saroglou ont à cœur de perpétuer cette tradition hélas perdue qui fit les grandes heures des concerts tout au long de l’histoire.

Mes 300 premières années

Samedi 12 novembre
L’Auditorium
15h – Tarif B
SPECTACLE MUSICAL (à partir de 12 ans)

ALEXIS DESCHARMES, violoncelle

LOÏC RICHARD, narration

Avec la complicité de

BÉATRICE MARTIN (clavecin) SÉBASTIEN VICHARD (orgue et piano) et EMMANUEL CEYSSON (harpe)

Musique de Couperin, Beethoven, Gluck, Dvorak, Sibelius…

Texte de ALEXIS DESCHARMES et LOÏC RICHARD

Nous sommes à Paris, un jour pluvieux de février 1714. Monsieur Guillaume rend visite à son ami, le célèbre luthier Claude Pierray, et lui commande un violoncelle… Trois cents ans plus tard, ce même violoncelle est là pour témoigner de son incroyable parcours, après être passé entre les mains de dizaines de propriétaires, qu’ils soient de prestigieux musiciens ou d’illustres inconnus. Au fil des usures et des restaurations, cet instrument aura traversé trois siècles d’histoire, aura franchi l’Atlantique à plusieurs reprises et aura échappé de nombreuses fois à la destruction, ou pire : à l’oubli. Un comédien, un musicien : l’un raconte, l’autre joue les airs qui auront marqué la vie de cet incroyable instrument.

Chopin, une vie en musique

Samedi 12 novembre
Salons d’Honneur de l’Hôtel de Ville
17h30 – Tarif B

SPECTACLE MUSICAL ET THEATRAL

Alexandra Lescure, piano

Etienne Kippelen, narrateur

Textes de Etienne Kippelen, Balzac, Lamartine, Musset, Liszt, George Sand…

Aux yeux du grand public, Chopin incarne le compositeur romantique par excellence : une musique de sentiments, une vie de passions, la nostalgie du réfugié et l’exaltation créatrice, qui entrent en résonance avec la vie mondaine dans le Paris en émoi après la Révolution de Juillet 1830.

Face à Etienne Kippelen, incarnant le compositeur en costume d’époque, Alexandra Lescure représente au piano à la fois son œuvre, sa mère et ses amours ombrageuses, décrivant au gré des dialogues et des interactions scéniques les relations complexes qu’il entretint avec les femmes.

Ce spectacle est le fruit de plusieurs mois de recherche autour de la vie du compositeur, qui ont conduit les deux artistes à consulter non seulement les ouvrages spécialisés, anciens et récents, les témoignages d’époque, mais aussi les poèmes et textes de ses contemporains (Balzac, Musset, Lamartine) qui offrent un éclairage passionnant sur le foisonnement artistique du Paris des années 1830-1848.

Un humour de Proust

Samedi 12 novembre
Centre des bords de Marne
21h – Tarif A
CONCERT-LECTURE

Jean-Philippe Collard, piano – Lambert Wilson, narrateur

Œuvres de Scarlatti, Chopin, Fauré, Debussy, Satie

Texte de Proust (extraits de A la Recherche du temps perdu)

Conception, adaptation et mise en espace Jean-Michel Verneiges 

« On rit de ce qu’on craint. Molière riait de la jalousie parce qu’il était jaloux. Proust rira du snobisme et du monde parce qu’il les a longtemps redoutés. »

Ainsi André Maurois introduit-il au comique de A la recherche du temps perdu, que Jean-Yves Tadié désigne comme « une immense satire des autres et de soi » et « l’un des romans les plus drôles que connaisse notre littérature ».

Drôle et tragique à la fois ajoute-t-il car « il n’y a pas de grande œuvre littéraire » sans cette dialectique. 

Au fil des scènes, Chopin, Fauré, le musicien vénéré qui contribuera à Vinteuil, mais aussi Debussy constituent les étapes musicales du programme.

Un programme bâti autour d’un axe singulier de la Recherche du temps perdu qui résonne d’un « rire de collégien qui pouffe derrière sa main, devenu le rire d’un très vieil enfant auquel la vie a enseigné, avec la douleur, la tendresse humaine et la pitié. » 

Variations sur le thème du langage

Dimanche 13 novembre
Salons d’Honneur de l’Hôtel de Ville
11h – Tarif A
CONCERT-LECTURE / CREATION

Quatuor Parisii

Emmanuelle Devos, comédienne

Musiques de Bach, Beethoven, Schumann, Chostakovitch, Webern

textes de Rilke, Hesse, Jean-Luc Godard…

Ce plateau réunit Emmanuelle Devos, l’une des grandes comédiennes actuelles, et le Quatuor Parisii, formation majeure des scènes de musique de chambre qui vient de célébrer ses 40 ans. Ensemble, ils confronteront et réinventeront leurs arts respectifs, sources de l’expression et de l’émotion. Qu’est-ce que le langage ? À quelle nécessité répond l’irrépressible désir d’écrire ? Une traversée de trois siècles pour questionner le langage sous toutes ses formes, indissociables et complémentaires, pour notre plus grand plaisir.

Ainsi, Bach sera convié avec son thème de l’Art de la fugue pour nous expliquer pourquoi son langage est présent depuis 3 siècles, après quoi Rilke et sa gentillesse légendaire nous convaincra qu’il ne faut jamais écrire pour plaire, mais par nécessité de l’acte lui-même. Beethoven nous incitera à prendre conscience du fait qu’il pouvait encore apporter sa pierre à l’édifice Musique alors que Bach et Mozart avaient déjà tout écrit, et Hermann Hesse nous démontrera que le classicisme et le romantisme sont aussi nécessaires l’un que l’autre, et nécessaires l’un à l’autre. Les 6 bagatelles de Webern viendront résonner entre les haïkus de Ryokan, pour évoquer ensemble le langage de l’instant. 

Impromptus, entre émotions et réflexions, dialogues autour de Bach, Mozart, Beethoven, Schubert et quelques autres…

Emmanuelle BERTRAND et Pascal AMOYEL a Paris le 8 mai 2019

Dimanche 13 novembre
Salons d’Honneur de l’Hôtel de Ville
17h – Tarif A

Concert-philo / CREATION

Emmanuelle Bertrand, violoncelle, Pascal Amoyel, piano, André Comte-Sponville, philosophe

André Comte-Sponville, Emmanuelle Bertrand et Pascal Amoyel, l’un philosophe, les deux autres musiciens, dialogueront sur ce que la musique nous fait ressentir, mais aussi, par là même, sur ce qu’elle nous aide à comprendre, à accepter, à surmonter parfois. Bach, Mozart, Beethoven, Schubert et tant d’autres nous accompagnent, mieux que bien des philosophes, et même nous guident, à certains égards. Vers plus de sagesse ? Vers la seule sagesse qui compte : l’amour de la vie telle qu’elle est, telle qu’elle passe, sage ou pas, heureuse ou non, bouleversante de courage et de fragilité, de finitude et d’infini, à la fois fugace et éternelle, comme la musique parfois.